Paris, le 3 décembre 2012,
Le Mouvement Antiraciste Européen EGAM dénonce la venue en France de la députée néo Nazi grecque Eleni Zaroulia, dans les bureaux parisien du Conseil de L'Europe
Depuis maintenant plus d'un mois, l’EGAM alerte l’ensemble des acteurs liés au Conseil de l’Europe sur la présence dans la délégation parlementaire grecque de la néo Nazi Eleni Zaroulia, et dans la Commission pour l’Egalité et la lutte contre les discriminations.
Depuis le mois de mai et leur première élection au parlement Grec, les néo Nazis d'Aube Dorée agissent en toute permissivité et vont de plus en plus loin dans la violence verbale et physique contre tous ceux qu'ils considèrent comme "non racialement Grecs".
Force est de constater que la nomination d’une néo Nazi dans l’une des deux principales enceintes continentales censée promouvoir la démocratie et les droits de l’homme n’a entraîné que des réactions de fuite de responsabilité et d’indifférence.
En effet, jusqu’à présent, la réaction officielle du Conseil de l’Europe a été de dire que « les procédures ont été respectées », comme s’il s’agissait là d’une question de mécanique et non de politique alors que le néo Nazisme augmente en Europe, entraînant des meurtres racistes notamment en Allemagne et en Hongrie, et des ratonnades régulières en Grèce.
Il est du devoir – et de la possibilité statutaire – des responsables du Conseil de l’Europe de dénoncer clairement la nomination de la néo Nazi grecque.
Il est temps de mettre un terme à la toute puissance antisémite et raciste et à l'impunité de Aube Dorée, et de faire de nouveau respecter l’État de Droit en Grèce.
Il est temps de mettre un coup d’arrêt au néo Nazisme en Europe, notamment en Lettonie, en Hongrie, en Allemagne, en Grèce, en faisant connaître à « Aube Dorée » une défaite cinglante en excluant ses membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.
A l'initiative de l'EGAM, des dizaines de personnalités grecques et étrangères, dont le prix Nobel italien de littérature Dario Fo, ont appelé lundi à une mobilisation européenne contre la percée néonazie en Grèce, avec une marche sur l'Acropole le 15 décembre à Athènes.
Le Mouvement Antiraciste Europeen EGAM (European Grassroots Antiracist Movement) - créé en novembre 2010, regroupe les principales organisations antiracistes de plus de trente pays à travers le continent.
Contact presse :
Aline Le Bail-Kremer
Cell : +33 6 73 06 99 74
Et tout ceci se fait avec l'accord apocryphe de Bruxelles. Cette augmentation du racisme et de l' exclusion n'est pas un phénomène marginal. Cette avancée à pas cadencés , pour ne pas dire au pas de l'oie, du nazisme est si peu discrète que ces partis néo nazis s'auto congratulent avec la bénédiction des autorités ( grecques en l'occurrence) qui ne condamnent pas les agissements d'Aube dorée. Je dirais même qu'elles les y encouragent. Ils font le sale boulot et ainsi elles pourront toujours dire qu'elles n'y étaient pour rien ou bien qu'elles ne savaient pas! Refrain déjà entendu lors de la dernière guerre ! Bref, une sacrée magouille politicarde de ces messieurs de Bruxelles qui tiennent trop à leurs privilèges ....Ah, elle est belle l'Europe des peuples!
ReplyDeletetant qu'il ne s'agit que des néos-nazis une relative unanimité dans l'indignation, dont on peut seulement regretter qu'elle n'aille pas encore parfois plus loin, parvient à se faire : mais quand ce sont des institutions dites démocratiques comme la justice française, dont certains secteurs sont encore gangrenés par le racisme et l'antisémitisme, les vertueux défenseurs de "la démocratie" (avec ici des guillemets bien sûr, comme toujours lorsqu'elle ne tient plus lieu que feuille-de-vigne) honteusement se taisent, et se terrent...
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